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Comment c'est calculé

GISLightning répond à une question simple : dans les prochaines heures, où la foudre a-t-elle le plus de chances de tomber ? La réponse combine deux regards, ce qui se passe maintenant et ce que les modèles météo annoncent.

Ce qui se passe maintenant

Les impacts observés viennent du Lightning Imager de Meteosat Troisième Génération, qui publie une image toutes les dix minutes. Ils sont relayés depuis GISFire, qui les ingère déjà pour dater l'origine des feux de forêt. Un orage actif ne disparaît pas en une heure : ses cellules sont portées par le vent de moyenne altitude (700 hPa), et la carte prolonge donc leur trajectoire pour les premières échéances. Cette extrapolation est fiable à une heure, honnête à deux, et s'efface au-delà de trois.

Ce que les modèles annoncent

Sur une grille couvrant l'Europe et le pourtour méditerranéen, à un degré et demi de maille, le site lit les champs de prévision horaires d'Open-Meteo : l'énergie convective disponible (CAPE), l'inhibition convective (CIN), le lifted index et les précipitations.

Le cœur du calcul est le résultat de Romps et ses collègues (Science, 2014) : le taux d'éclairs est proportionnel au produit de la CAPE par le taux de précipitation. Ce produit est converti en probabilité horaire par maille, puis modulé par la physique : une inhibition convective forte retient l'orage malgré l'énergie disponible, et une instabilité marquée sans pluie encore modélisée laisse un risque latent, celui des premiers déclenchements.

La fusion des deux

Pour chaque maille et chaque échéance, la carte retient le plus fort des deux signaux : la prévision des modèles, ou la trace advectée des orages en cours. Les poids de ce calcul sont aujourd'hui calés à la main sur la physique ; ils sont écrits pour être remplacés par un modèle appris, entraîné sur l'archive d'impacts satellite contre les réanalyses météo. C'est le prochain chantier.

Les limites, dites franchement

Les sources